Communiqué – Rivière Péribonka et Lac Kénogami : Citoyens et groupes environnementaux dénoncent des coupes forestières dans des aires protégées à l’étude

10 March 2020

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Rivière Péribonka et Lac Kénogami : Citoyens et groupes environnementaux dénoncent des coupes forestières dans des aires protégées à l’étude

Saguenay, Québec et Montréal, 17 février 2020 – Des groupes citoyens et environnementaux s’opposent aux coupes forestières présentement en cours dans l’aire protégée à l’étude du Lac Kénogami, et aussi à de nouvelles coupes planifiées en bordure de la rivière Péribonka. Le Comité de sauvegarde de la rivière Péribonka (CSRP), l’Association pour la protection du Lac Kénogami (APLK) ainsi qu’un groupe de villégiateurs du lac Kénogami, la Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec) et Nature Québec dénoncent par le fait même le manque de considération de leurs préoccupations dans la planification forestière au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

En effet, de nouveaux sites d’intervention potentiels pour la coupe forestière viennent d’être proposés dans un secteur de la rivière Péribonka que des citoyens travaillent à protéger depuis 10 ans. Ce secteur est d’ailleurs à l’étude par le Ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques pour devenir une aire protégée.

« Le Ministère des Forêts veut procéder à des coupes dans un secteur où l’on retrouve de vieilles forêts de 250 ans, rares et uniques au Québec, souligne Ève Tremblay, porte-parole du CSRP. Ces coupes empiètent dans le couloir visuel de la rivière Péribonka qui est visé par un important projet de développement touristique appuyé par l’industrie du tourisme de nature et d’aventure de la région. »

 

Deux endroits, même réalité
Des coupes forestières sont présentement en cours dans l’aire protégée à l’étude du Lac Kénogami, à environ 15 kilomètres de la ville de Saguenay. L’APLK travaille depuis près de 15 ans à la mise en place d’une aire protégée au sud du lac Kénogami, qui constitue la principale source d’eau potable des citoyens de la ville de Saguenay. Une aire protégée avait d’ailleurs été proposée en 2013 alors que la région travaillait à atteindre 12% d’aires protégées, un objectif qui a été raté.

« Nous sommes en train de perdre un morceau important de notre forêt publique sans avoir notre mot à dire, défend André Douillard, porte-parole d’un groupe de villégiateurs du lac Kénogami. Le potentiel récréotouristique de l’aire protégée du lac Kénogami sera anéanti pour des décennies. »

 

Objectifs internationaux
Rappelons que le Québec et le Canada se sont engagés à protéger 17% du territoire terrestre d’ici la fin de l’année en vertu de la Convention sur la Diversité Biologique. Il apparaît contradictoire de procéder à des coupes forestières dans des secteurs que les citoyens travaillent à protéger depuis plus d’une décennie.

« Les propositions citoyennes devraient être favorisées par le gouvernement pour atteindre nos cibles d’aires protégées, avance Pier-Olivier Boudreault, biologiste en conservation pour la SNAP Québec. L’implication des citoyens témoigne de l’attachement au territoire. Elle constitue une base solide d’acceptabilité sociale pour assurer la gestion durable de nos forêts. »

« Le MFFP vient de terminer des consultations sur l’utilisation de ces massifs forestiers, mais il n’attend même pas les résultats pour prévoir des coupes.  Alors qu’on devrait profiter d’un vaste consensus dans la région pour mettre en place de nouvelles aires protégées, le ministère va à sens inverse de la volonté des citoyen-nes et des groupes et enterre les projets au profit de l’industrie forestière », conclut Alice-Anne Simard, directrice générale de Nature Québec.

 

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Demandes d’entrevues

Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec)
Clélia Germain, responsable des communications
514-378-3880
clelia@snapquebec.org

Groupe de villégiateurs du lac Kénogami
Mélissa Bradette, conseillère
Tact Intelligence-conseil
418-540-0324

Comité de Sauvegarde de la rivière Péribonka (CSRP)
Ève Tremblay, porte-parole
418-481-1638
sauvegarde.peribonka@hotmail.com

Nature Québec
Gabriel Marquis, responsable des communications
581-307-8613
Gabriel.marquis@naturequebec.org

Association pour la protection du Lac Kénogami (APLK)
Marc Grenon, vice-président
(418) 592-7045
marcgrenon70@gmail.com